Les bonnes pratiques pour accélérer sa transformation numérique

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’année 2020 aura marqué les esprits sur les enjeux de transformation numérique et bousculé les entreprises et collectivités publiques à de nombreux niveaux. Généralisation du télétravail et réorganisation des processus métiers collaboratifs, augmentation des cyberattaques, accélération des échanges de données dématérialisées avec les partenaires et les clients, les DSI n’ont pas chômé… Selon une étude McKinsey & Company, ils ont plus que réussi à relever ces challenges puisque le numérique aurait fait un bond de 7 ans en avant en 2020.

Le contexte reste néanmoins compliqué en ce début d’année 2021. Face aux incertitudes économiques et sociales, les dirigeants ont pris conscience de l’urgence d’accélérer la digitalisation de toute l’organisation et d’améliorer sa résilience mais ils restent enclins à une certaine prudence malgré tout. Aussi, quelles sont les priorités pour les DSI ? Et quels sont les projets qui seront le plus créateurs de valeur ?

La digitalisation comme moyen prioritaire pour sortir de la crise…

Après avoir réussi l’impossible en 2020, les enjeux restent de taille pour les DSI qui vont devoir continuer à accélérer le déploiement de nouvelles technologies pour améliorer l’expérience utilisateur au sein du système d’information, fluidifier les activités opérationnelles et intégrer davantage de collaboration avec tout l’écosystème. Le cabinet de recherche Forrester qui a publié ses prévisions pour 2021 confirmait que la valeur des entreprises dépend aujourd’hui de leur capacité à être suffisamment résilientes, créatives, flexibles et totalement centrées sur le client.

En effet, les solutions déployées dans l’urgence en 2020 ont permis aux équipes de poursuivre le travail à distance mais parfois en trompe l’œil. Se connecter via un VPN à l’ERP historique de l’entreprise ou aux serveurs de fichiers ne favorise pas plus la collaboration inter-équipes et la fluidité des processus métier que si l’on était connecté au réseau local, et encore moins le travail en mode « entreprise étendue ».

La priorité pour 2021 est de se recentrer sur les clients et les utilisateurs du système d’information. Cela commence par une plus grande écoute de toutes les parties prenantes dans les activités de l’entreprise – utilisateurs, clients et partenaires – pour adapter les solutions proposées et engager une vraie digitalisation des outils et de l’expérience de travail, en interne comme en externe. Forrester estime qu’en 2021, 30 % des entreprises continueront à accroître leurs dépenses dans le Cloud, la sécurité et la gestion des risques, les réseaux et la mobilité, y compris des entreprises en difficulté qui tenteront de supplanter les concurrents moins astucieux pour sortir en meilleure forme de l’épidémie. Les DSI restent donc les principaux acteurs pour initier des changements durables en matière de digitalisation.

Les cinq bonnes pratiques des DSI pour accélerer la transformation numérique…

Toutes les publications des cabinets de recherche et des médias spécialisés dans les nouvelles technologies mettent en avant la nécessité que les DSI collaborent davantage avec toutes les fonctions métier pour créer de vrais gains de productivité mais aussi des avantages concurrentiels. Pour y parvenir, tous les DSI d’accordent sur la nécessité de s’appuyer sur des solutions intégrées plutôt que des briques logicielles hétérogènes, et disponibles nativement dans le Cloud pour gagner en rapidité. Ils s’intéressent ainsi aux nouvelles plateformes de développement et aux approches low-code bien qu’elles aient de vraies limites en matière d’applications métier.
Cependant, la technologie seule n’est pas une réponse suffisante, elle ne peut que soutenir une stratégie bien définie pour le schéma directeur du système d’information que l’on peut associer aujourd’hui à cinq bonnes pratiques et priorités :

  • #1 Digitaliser l’environnement de travail pour une meilleur expérience utilisateur : la
    priorité est évidemment de simplifier l’environnement de travail et le quotidien des collaborateurs mais en sachant aussi remettre en cause les outils informatiques existants. Proposer des solutions inadaptées aux enjeux métier dans un contexte de travail à distance engendre souvent un travail non qualitatif qui expose les organisations aux risques du Shadow IT (BYOD et BYOS) mais aussi à de nouveaux risques de perte de compétences métiers et de savoir-faire.

  • #2 Évoluer vers une stratégie de « servicisiation » du système d’information : digitaliser l’environnement de travail ne s’arrête pas aux outils et ressources informatiques et encore moins aux murs de l’organisation. L’avenir est assurément dans le collaboratif et le fonctionnement en entreprise étendue d’où la nécessité de « servicisier » le système d’information comme l’a mis en avant le CIGREF fin 2020.

  • #3 Se réapproprier les applications stratégiques qui animent le cœur de métier : ces
    nouvelles trajectoires pour le système d’information nécessitent d’avoir une parfaite maitrise du cycle de vie de l’information et des interactions entre les équipes métiers et les partenaires. Les retours d’expérience des entreprises les plus digitalisées montrent qu’elles se sont réappropriées leurs applications stratégiques en créant des solutions sur mesure.

  • #4 Changer de paradigme pour le choix des technologies : cette accélération de la
    digitalisation et le recours massif aux solutions dans le Cloud bousculent certaines positions historiques voire dogmatiques. Les DSI privilégient aujourd’hui des technologies plus responsables et l’on assiste également au retour sur le devant de la scène des technologies
    open-source.

  • #5 Développer l’influence de la DSI pour transformer l’organisation et son savoir-faire : les DSI vont de plus en plus jouer un rôle de chef d’orchestre dans le succès des projets de digitalisation, qu’il y ait un Chief Digital Officer ou non, mais il devront pour cela travailler plus en amont avec les équipes métiers et s’appuyer sur des alliés au sein des comités stratégiques…

Pour vous aider à saisir les bonnes opportunités et prendre une longueur d’avance, nous avons analysé dans le détail ces cinq bonnes pratiques dans le guide ci-dessous :