Méthodes agiles en entreprise : les bonnes pratiques à adopter

Comment définir les méthodes agiles ? Sur quels fondements se basent-elles ? Quelles sont les bonnes pratiques à mettre en place ? Quels avantages et quelles limites présentent-elles ?

Méthodes agiles, comment les mettre en place et
quels avantages pour votre structure ?

L’agilité est un levier de performance très recherché par les organisations.

La transition digitale modifie l’image de l’entreprise, son management, sa croissance, ses processus et peut impacter les compétences des collaborateurs.

Les entreprises doivent entamer des projets de transition digitale leur permettant de préserver leur compétitivité en développant les nouveaux produits qu’attendent les utilisateurs.

L’importance de l’entreprise digitale renforce ainsi le poids des équipes SI dans ces projets.

Cette transition impacte aussi l’agilité de l’organisation. Si l’infrastructure du SI est concernée, c’est surtout l’organisation qui est modifiée. Pour cela il est nécessaire d’agir sur les processus, de les améliorer et de les rendre plus efficaces.

Accélérer la transition digitale des organisations, c’est harmoniser rapidité, innovation et co-création; mais aussi concilier performance et organisation.

1- Les fondements des méthodes agiles

Pour véritablement faire preuve d’agilité, les entreprises doivent impliquer l’ensemble des parties prenantes : DSI et métiers (besoins utilisateurs). Il est important de s’assurer que la diffusion s’effectue de manière simultanée dans les différentes équipes qui travaillent ensemble.

Les méthodes agiles prônent 4 valeurs fondamentales :

L’équipe : les individus et leurs interactions, plutôt que les processus et les outils. Il est préférable d’avoir une équipe qui communique et opère dans un processus de co-création plutôt qu’une équipe fonctionnant de manière dispersée.

La collaboration : la collaboration avec les utilisateurs finaux. L’utilisateur doit être impliqué dans le développement de l’application.

L’acceptation du changement : l’adaptation, plutôt que le suivi d’un plan. La planification initiale doit  être flexible afin de permettre l’évolution de la demande tout au long du projet.

L’application : des logiciels opérationnels, plutôt qu’une documentation exhaustive. Il est important que l’application développée fonctionne et réponde au besoin évoqué.

2 – Les promesses d’amélioration

Les promesses d’amélioration sont diverses : anticipation des besoins, réduction du Time To Market, augmentation de la valeur perçue, amélioration de la qualité du produit, satisfaction et adhésion des utilisateurs plus élevées, flexibilité et adaptabilité des projets, efficacité de la production, réponse au besoin exprimé.

L’organisation doit être orientée sur la co-création de valeur, source d’innovation et de gain de performance. Plusieurs éléments clés doivent être mis en avant : la collaboration, la transparence et le partage d’information. Les utilisateurs sont au coeur du processus. Il faut aussi insister sur la proximité, la co-décision et la co-construction.

3 – Les bonnes pratiques à mettre en place

Plusieurs outils et moyens sont à disposition des entreprises pour mettre en place des méthodes agiles au sein de leurs équipes. Il y a notamment la transformation des processus, l’automatisation des mises en production, l’intégration continue, l’architecture flexible de l’organisation, les outils collaboratifs ou encore le partage des retours utilisateurs lors des premiers tests.

Un des principes fondateurs de l’agilité est la responsabilité de bout en bout du projet. Depuis la capacité à produire une idée jusqu’à la capacité à produire une WebApp.

4- Les avantages et conditions à respecter

La création de valeur provenant des méthodes agiles passe par la remise en cause des modes de fonctionnement au sein des organisations. C’est une démarche qui vise à différencier l’entreprise sur son marché et à lui apporter une image résolument moderne. L’objectif majeur reste la réduction des délais de production. L’entreprise met en place des pratiques visant à utiliser au mieux le capital humain et améliorer l’intelligence collective : deux éléments clés des processus de co-création.

L’agilité de l’entreprise dépend beaucoup de l’architecture de son SI. Elle doit supporter des changements rapides et structurants au quotidien. Rassembler SI, stratégie d’entreprise, organisation et besoins métiers, c’est mettre en place une organisation capable d’intégrer l’innovation de façon continue.

Une conséquence importante des méthodes agiles est donc la nécessité de faire tomber la frontière entre développement et production.

Les limites majeures de la mise en place de méthodes agiles dans une entreprise sont notamment le manque de disponibilité des équipes pour interagir sur de tels projets.

Il peut aussi y avoir un manque de planification prévisionnelle. Une perte de temps et des délais plus longs de mise en production sont alors à prévoir.

De telles méthodes nécessitent une concertation avec les autres projets afin de créer une synergie entre les équipes et que celles-ci soient réceptives à ces nouvelles méthodes. Il faut alors trouver le meilleur moyen de les aider à intégrer ces méthodes. Une phase d’adaptation peut être nécessaire.

Autre facteur important, la communication avec l’utilisateur final de l’application doit être préservée tout au long du projet.

Il est important d’avoir une équipe soudée et motivée, afin de faire face aux difficultés qu’elle peut rencontrer à suivre le cycle de développement du projet. En effet, la fréquence des livraisons tout au long du projet peut être élevée.

Enfin, l’appui des équipes SI et métiers, mais aussi des directions, est primordial.

Conclusion

L’agilité dans l’entreprise s’appuie sur des méthodes, une organisation, des valeurs et sur un capital humain.

Pour réussir la mise en place de méthodes agiles dans son organisation, il est donc nécessaire de prendre en compte la vitesse de création et celle du fonctionnement interne.